« Maman, maman. Elle a quoi la fille? La fille avec le sweat à capuche vert?
De quoi tu parles chérie?
Elle a quoi sous ses yeux, ça fait des traits, on dirait qu'on a creusé dans sa peau.
Oui, c'est les heures ma puce, tu vois la jolie fille elle a pas du beaucoup dormir cette nuit.
C'est dommage, elle serait belle si elle dormait. »
Je me permets d'intervenir, c'est le moment où jamais, je dois descendre au prochain arrêt.
« Bonjour toi. Sale gamine qui se mêle de ce qui ne l'a regarde pas. Je t'en pose des questions moi? Ta robe elle est affreuse et t'as du chocolat autour de la bouche. Tu me laisses tranquille d'accord? Je t'interdis de me critiquer, de poser des hypothèses sur mon cas. Tu verras peut être qu'un jour toi aussi t'auras de gros traits sous les yeux, on te les aura creuser à la pelle et à la pioche pour plus de précision, de belles entailles fraîches qui ne cicatriseront pas. Alors tu te trouveras moche au début, repoussante, affreuse mais tu t'y feras. Parce qu'à force de pleurer dans tes cernes ça te brûlera. Tu vas la comprendre ma douleur. T'as pas pensé que si je dormais pas c'est que j'avais pas de doudou moi, dans mon plumard. Rien à foutre sur mes joues ou entre les cuisses. »
Arrêt du CES, les portes s'ouvrent et se referment. Comme sa grande gueule.